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Le musée du Bardo : La villa témoin de l’histoire de l’Algérie ancienne

Le Musée du Bardo est installé dans une ancienne villa ottomane des hauteurs d’Alger qui aurait été bâtie par un riche Tunisien à fin du XVIIIe siècle. Acquise par le général Exelmans en 1830, elle revint à l’agha de Biskra, Ali Bey, en 1975 jusqu’à ce qu’elle devienne la propriété d’un certain Pierre Joret en 1879. Mélomane et passionné d’histoire, il fit de grandes transformations dans la villa sans pour autant dénaturer les lieux afin de donner des concerts, dont celui de Camille Saint-Saëns, et d’accueillir une collection de pièces préhistoriques. En 1926, la villa est cédée à l’Etat français qui la transforme en Musée d’Ethnographie et d’Art indigène. Inauguré en 1930, à l’occasion du centenaire de la colonisation, le musée devient Musée de Préhistoire et d’Ethnographie puis Musée du Bardo en 1985, et est classé la même année monument historique. Blottie au fond d’un jardin exquis, la villa, qui conjugue les éléments traditionnels de l’architecture ottomane (bois précieux, faïence, fer forgé, portes basses, chicanes, cour intérieure verdoyante et son bassin fontaine de marbre, etc.), abrite de très intéressantes collections de vestiges découverts pour la plupart lors de fouilles menées en Algérie.

Collections de préhistoire provenant du Maghreb et du Sahara : outils paléolithiques et néolithiques, poteries, idoles, etc. Reproduction de fresques rupestres. A voir également, les fragments de mâchoire et de pariétal d’un Atlanthropus mauritanicus, qui vécut il y a environ cinq cents mille ans à Ternifine, dans la région de Mascara. Pièces protohistoriques : anneaux de bronze, dalles gravées… Tombeau de Tinhinan, l’ancêtre légendaire des Touareg, dont le squelette fut trouvé en 1926 près d’Abalessa dans le Hoggar. Une vitrine dévoile les bijoux de la reine trouvés dans le tumulus abritant son tombeau. La partie ethnographique se compose d’une section urbaine (dinanderie, fusils, sabres, bijoux berbères, costumes traditionnels de Constantine, Alger, Tlemcen, poteries et coffre de Kabylie…), d’une section saharienne (collections du Hoggar : objets en cuir peint, selles, boucliers, poignards…) et d’une section consacrée à l’Afrique noire.

La villa abrite également le CNRPAH (Centre national de la recherche préhistorique, anthropologique et historique), ex-CRAPE, créé en 1955 et dirigé de 1969 à 1980 par le chantre de la culture berbère : Mouloud Mammeri.

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